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Franklin Delano Roosevelt

Discours des quatre libertés.

Message au Congrès sur l"état de l"Union (6 janvier1941).

Le 6 janvier 1941, dans son message surl"état de l"Union, le président Roosevelt met clairementen garde le peuple et le Congrès sur les conséquences dela guerre en Europe et en Asie et sur le danger de la politiqueisolationniste et d"apaisement avec les puissance de l"Axe cộ,prônée par ceux qui souhaitent que les États-Unisse tiennent à l"écart du conflit. Il propose un vasteprogramme de préparation de la guerre, dans laquelle lesÉtats-Unis seront entraînés avantla fin de l"année, et il en indique les objectifs. C"est ladernière partie, la seule habituellement traduite, qui estconnue commele « discours des quatre libertés » et qui estrestée célèbre. Nous proposons ici une traductioncomplète de ce message, qui propose à la fois une visionparticulièrement réaliste - voire cynique - des relationsinternationales et, en politique intérieure, une conception dela solidarivấp ngã nationale qui anticipe les réflexions deBeveridge pour le Gouvernement britannique.

Sources : 77eCongrès des États-Unis, 1re session.Congressional Record, 1941, Vol. 87, Pt. I. Source électronique: Public Papers of the Presidents,in The american Presidency project, John Woolley và GerhardPeters,Département de science politique, Universibổ deCalifornieà Santa Barbara, . Traductionintégrale originale, Jean-Pierre Maury.

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M. lePrésident,M. le Speaker, Membres du 77e Congrès,

Je m"adresse à vous, les membres du 77e Congrès,àun moment sans précédent dans l"histoire del"Union. J"emploie le mot « sans précédent »parcequ"àaucune époque précédente la sécuritéde l"Amérique n"a subi une menace extérieure aussisérieusequ"aujourd"hui.

Depuis la formation de notre Gouvernement constitutionnel, en1789,la plupart des périodes de crise de notre histoire ontétéliées à nos affaires intérieures. Heureusement,uneseule des ces crises - la guerre de quatre ans entre les États - a menacé notre uniténationale. Aujourd"hui, Dieu merci, cent trente millionsd"Américains, dansquarante-huit États, ont oublié ces points cardinaux denotre unixẻ nationale.

Il est vrai que, avant 1914, les États-Unis ont souventététroublés par des événements qui avaient lieu dansd"autres continents. Nous nous sommes même engagés dansdeuxguerres avec des nations européennes et dans un certain nombredeguerres non déclarées dans les Indes occidentales, enMéditerranéeet dans le Pacifique pour défendre les droits del"Amériqueet les principes du commerce paisible. Mais, en aucun cas, une menacesérieuseétait apparue contre notre sécuribổ nationale ounotreindépendance.

Ce que je cherbịt à montrer, c"est cettevéritéhistoriqueque les États-Unis en tant que nation ont toujours clairement etfermement ébửa opposés à toute tentative sầu denousenfermer derrière une muraille de Chine,tandisque le destin de la civilisation se joue. Aujourd"hui,en pensant à nos enfants et à leurs enfants, nousrefusons l"isolement imposé à nous-mêmes ouàn"importequelle autre partie de l"Amérique.

Notre détermination, pendant toutes ces années, nousl"avonsmontrée, par exemple, durant le quart de siècle desguerres quisuivirent la Révolution française.

Alors que les guerres deNapoléon menaçaient les intérêts desÉtats-Unis enraison de l"action de la France dans les Indes occidentales et enLouisiane,et alors que nous nous sommes engagés dans la guerre de 1812pourdéfendrenotre droit de commercer paisiblement, il est néanmoins clairque nila France ni la Grande-Bretagne, ni aucune autre nation, nevoulait dominer le monde entier.

De pareille manière, de 1815 à 1914 -quatre-vingt-dix-neufans - aucune guerre en Europe ou en Asie n"a constitué unevraie menace contre notre avenir ou contre l"avenir de n"importe quelleautre nation américaine.

Sauf dans l"épisode de Maximilien au Mexique, aucunepuissance étrangère n"acherché à s"établir dans ce Continent ; et lapuissance de la flotte britannique dans l"océan Atlantique aétéune puissance amicale. C"est toujours une puissance amicale.

Même lorsque la Guerre mondiale a éclaté en1914,elle semblait ne constituer qu"une petite menace pour notrepropre avenir. Mais, le temps passant, le peupleaméricaimãng cầu commencé à voir ce que la chute des nationsdémocratiquespourrait signifier pour notre propre démocratie.

Nous n"avons pas besoin de trop insister sur les imperfectionsdans lapaixde Versailles. Nous n"avons pas besoin de rappelerl"incapacitédes démocraties à traiter les problèmes de lareconstructiondu monde. Nous devons nous rappeler que la paix de 1919étaitbeaucoup moins injuste que le genre de « pacification » quiacommencéavant même Munich, et qui se poursuit avec l"ordre nouveau delatyrannie qui cherbịt à se répandre sur tous lescontinentsaujourd"hui.Le peuple Américain a toujours fait face à une telletyrannie.

Tout homme réaliste sait que le mode de viedémocratiqueest encemoment directement attaqué dans toutes les parties du monde,attaqué soit par les armes, soit par la propagationsecrète du poison dela propagande diffusé par ceux qui cherchent àdétruirel"unibổ et à favoriser la discorde dans les nations quisont encore en paix.

Pendant seize longs mois, cette agression a détruitl"ensemble de la structure de la vie démocratique d"un nombreépouvantable denationsindépendantes, grandes et petites. Les agresseurs sonttoujourssur la brèbít, menaçant d"autres nations, grandes etpetites.

Par conséquent, en tant que votre président,exécutantmon devoir constitutionnel d"« informer le Congrès del"étatde l"Union », je trouve, malheureusement, nécessaired"indiquerque l"avenir et la sécurixẻ de notre pays et de notredémocratiesont primordialement impliqués dans les événementsqui se déroulent bien loin de nos frontières.

La défense armée de la survie de ladémocratieestmaintenant courageusement menée dans quatre continents. Si cettedéfenseéchoue, toute la population et toutes les ressources del"Europe,de l"Asie, de l"Afrique et de l"Australasie seront dominées parles conquérants. Rappelons-nous que le total de cespopulationsetde leurs ressources dans ces quatre continents dépasse largementla somme totale de la population et des ressources de toutl"Hémisphèreoccidental.

Dans de tels moments, il est immature - et parailleurs, faux - pour quiconque de prétendre qu"uneAmérique nonpréparée, solitaire, et avec une main attachéederrière sondos,peut tenir à distance le monde entier.

Aucun Américain réaliste ne peut attendre de lagénérositéd"un dictateur la paix internationale, ou le retour à unevéritableindépendance, ou le désarmement mondial, ou lalibertéd"expression, ou la liberbửa de religion - ou même debonnesaffaires.

Une telle paix n"apporterait aucune sécuribửa pournousou pour nos voisins. « Ceux, qui renonceraient à unelibervấp ngã essentielle pour acheter une peu desécuritéprovisoire, ne méritent ni la liberxẻ ni lasécuribổ.»

En tant que nation, nous pouvons être fiers du fait que nousavons le coeur tendre ; mais nous ne pouvons pas nous permettred"être faibles d"esprit.

Nous devons toujours nous méfier de ceux qui en faisantsonner les cuivres et tinter les cymbales, prêchent le «isme » du pacifisme.

Il faut surtout se méfier de ce petit groupe d"hommeségoïstes quicouperaientles ailes de l"aigle américain afin de garnirleurspropres nids.

J"ai récemment souligné la rapidibửa aveclaquelle le tempo de la guerre moderne pourrait apporter cheznous-mêmes l"agression matérielle à laquelle nousdevons finalementnous attendre ham les nations tyranniques gagnent cette guerre.

Il y a beaucoup de propos vagues sur notre immunibổ faceà une invasion directe et immédiate par la mer.Evidemment, tant que la marine britannique conserve sa puissance, aucundanger n"existe. Même s"il n"y avait pas la marine britannique,il est peu probable qu"un quelconque ennengươi soit assez stupide pournous attaquer en lançant ses troupes contre lesÉtats-Unis, à travers des milliers de millesd"océan, avant d"avoir acquis des bases stratégiquesà partir desquelles opérer.

Mais nous apprenons beaucoup des leçons de cesdernières années en Europe, en particulier laleçon de la Norvège, dont les ports maritimes essentielsont éngã pris par traitrise et par surprise, aprèsune préparation de plusieurs années.

La première phase de l"invasion de cethémisphère ne serait pas le débarquement detroupes régulières. Les poins stratégiquesnécessaires seraient occupés par des agents secrets etpar leurs dupes - et un gr& nombre d"entre eux sontdéjà ici et en Amérique latine.

Tant que les pays agresseurs poursuivront leur offensive, ils - etnon pas nous - choisiront le moment, l"endroit et la méthode deleur attaque.

C"est pourquoi l"avenir de toutes les Républiquesaméricaines est aujourd"hui en sérieux danger.

C"est pourquoi ce message annuel au Congrès est quality dansnotre histoire.

C"est pourquoi tous les membres de l"Exécutif et tous lesmembres du Congrès ont une lourde responsabilingã.

C"est le moment où il est nécessaire que nos actionmix notre politique soient consacrées principalement - presqueexclusivement - à répondre à ce périlextérieur. Pour tous nos problèmes intérieurs, ilssont maintenant une partie de la grande urgence.

Tout comme notre politique nationale dans les questionsintérieures a évấp ngã basée sur un respectdécent pour les droits et la dignivấp ngã de tous nosconcitoyens à l"intérieur de nos frontières, demême notre politique nationale dans les affairesétrangères doit être fondée sur un respectdécent pour les droits et la dignité de toutes lesnations, grandes et petites. Et la justice de cette morale doit et vagagner finalement.

Notre politique nationale consiste en ceci :

Premièrement, par une expression impressionnante de lavolonvấp ngã publique et sans égard pour l"esprit partisan,nous nous engageons pour la défense nationale tous risques ;

Deuxièmement, par une expression impressionnante de lavolonngã publique et sans égard pour l"esprit partisan,nous nous engageons à apporter notre plein soutien à tousles peuples résolus, partout dans le monde, àrésister à l"agression, et qui empêchent maintenantla guerre de s"approcher de notre Hémisphère. Par cesoutien, nous exprimons notre détermination que la causedémocratique prévaudra ; et nous renforçons ladéfense et la sécurité de notre propre nation ;

Troisièmement, par une expression impressionnante de lavolonvấp ngã publique et sans égard pour l"esprit partisan,nous nous engageons à proposer que lesprincipesde la morale et les considérations relatives à notre propresécuribổ ne nouspermettront jamais d"approuver une paix dictée par des agresseurs et parrainée par desconciliateurs. Nous savons qu"une paix durable ne peut êtreachetée au prix de la liberbửa des autres personnes ;

Lors de la récente élection nationale, il n"yavait aucune différence substantielle entre les deux grandspartisen ce qui concerne cette politique nationale. Aucune question n"aéxẻ combattue dehorssur cette ligne devant l"électorat américain. Aujourd"huiil est parfaitement évident que les citoyens américains,partout dans le monde, exigent et soutiennent une action rapide etcomplète en reconnaissant ce danger manifeste.

Par conséquent, le besoin immédiat est uneaugmentation rapide et continue de notre production d"armement.

Les dirigeants de l"industrie l"industrie et du monde du travailont répondu à notre appel. Les objectifs de productionont ébổ fixés. Dans certains cas, ces objectifsont ébửa atteints à l"avance ; dans certains cas,nous sommes dans les temps ; dans d"autres cas, il y a des retardslégers mais pas graves ; et dans certains cas - et je suisdésolé de le dire, des cas très importants - noussommes tous concernés par la lenteur de la réalisation denos plans.

L"armée et la marine cependant ont accompli desprogrès considérables durant l"annéeécoulée. Notre expérience nous permetd"améliorer et d"accélérer nos méthodes deproduction avec chaque jour qui passe. Et le meilleur d"aujourd"huin"est pas assez bon pour demain.

Je ne suis pas satisfait des progrès jusqu"ici accomplis.Les hommes en charge du programme représentent le meilleur de laformation, de la compétence et du patriotisme. Ils ne sont passatisfaits des progrès réalisés jusqu"àprésent. Aucun de nous ne sera satisfait jusqu"à ce quele travail soit fait.

Peu importe đam mê l"objectif initial était tropélevé ou trop bas, notre objectif, c"est desrésultats plus rapides et meilleurs. Voici deux exemples :

Nous sommes en retard pour sortir des avions terminés, maisnous travaillons jour et nuit pour résoudre les innombrablesproblèmes et rattraper ce retard.

Nous sommes en avance sur la construction des navires de guerre,mais nous travaillons pour obtenir encore plus d"avance sur cecalendrier.

Changer une nation entière, qui produit en temps de paixdes matériels de paix, en une base pour le temps de guerre deproduction de matériels de guerre, n"est pas une mincetâbít. Et la plus grande difficulvấp ngã vient au débutdu programme, lorsque de nouveaux outils, de nouvelles installationsd"usines, de nouvelles chaines de montage et de nouvelles cales deconstruction navale doivent être construits, avant que le nouveaumatériel commence à en sortir régulièrementet rapidement.

Le Congrès, bien sûr, doit justement se tenirinformé en permanence de l"état d"avancement duprogramme. Cependant, il y a certaines informations, comme leCongrès lui-même le reconnaîtra facilement, qui,dans l"intérêt de notre propre sécuribửa etde celle des nations que nous soutenons, doivent rester confidentielles.

De nouvelles circonstances engendrent constamment de nouveauxbesoins pour notre sécuringã. Je demande au Congrèsd"augmenter fortement les crédits et les autorisations pourmener à bien ce que nous avons commencé.

Je demande également au Congrès des pouvoirs et desfonds suffisants pour la fabrication de munitions et de fournitures deguerre supplémentaires de toutes sortes, pour les fournirà soát ces nations qui sont maintenant en guerre avec les paysagresseurs.

Notre rôle le plus utile et immédiat et d"agir commeun arsenal pour eux, ainsay mê que pour nous-mêmes. Ils n"ont pasbesoin d"hommes, mais ils besoin de milliards de dollars d"armes pourse défendre.

Le temps est probít où ils ne seront pas en mesure de payerpour eux tous en argent comptant. Nous ne pouvons pas, et nous nevoulons pas leur dire de se rendre, simplement parce qu"ils sontactuellement incapables de payer les armes dont nous savons qu"ilsdoivent les avoir.

Je ne recommande pas que nous leur fassions un prêt endollars pour payer ces armes - un prêt doit êtreremboursé en dollars.

Je recommande que permettions à ces nations de continuethẩm tra obtenir du matériel de guerre aux États-Unis enmettant leurs commandes dans notre propre programme. La quasitotalixẻ de leur matériel pourrait, le moment venu,être utile à notre propre défense.

Prenant conseil des experts militaires et des autoritésnavales, et tenant compte de ce qui est le mieux pour notresécuribổ, nous sommes libres de décider de ce quidoit être conservé ici et de ce qui doit êtreenvoyé à l"étranger, pour nos amis qui par leurrésistance acharnée et héroïque nous donnentle temps de préparer notre propre défense.

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Pour ce que nous envoyons à l"étranger, nous seronsremboursés dans un délai raisonnable après la findes hostilités, en matériels semblables ou, ànotre choix, par d"autres marchandises de toutes sortes, qu"ils peuventproduire et dont nous avons besoin.

Disons aux démocraties : « Nous, lesAméricains, sommes extrêmement concernés par votredéfense de la liberngã. Nous fournissons nosénergies, nos ressources et nos capacités d"organisationpour vous donner la force de retrouver et de maintenir un monde libre.Nous vous enverrons, en nombre toujours croissant, des navires, desavions, des chars, des canons. C"est notre but et notre engagement.»

Dans la réalisation de cet objectif, nous ne serons pasintimidés par les menaces des dictateurs qui considèrentcomme une violation du droit international ou comme un acte de guerre,notre aide aux démocraties qui osent résister àleur agression. Cette aide n"est pas un acte de guerre, même siun dictateur devait unilatéralement la proclamer ainđam mê.

Qu& les dictateurs, đắm say les dictateurs sont prêts ànous faire la guerre, ils n"attendront pas un acte de guerre de notrepart. Ils n"ont pas attendu, pour la Norvège, la Belgique ou lesPays-Bas, qu"ils aient commis un acte de guerre.

Leur seul intérêt est dans un nouveau sens du droitinternational, qui manque de réciprocité dans son respectet, par conséquent, devient un instrument d"oppression.

Le bonheur des générations futuresd"Américains pourrait bien dépendre de la manièredont nous pouvons rendre notre aide efficace et immédiate.Personne ne peut dire le caractère exact des situationsd"urgence auxquelles nous sommes appelés àrépondre. Les mains de la nation ne doivent pas êtreliées lorsque la vie de la nation est en danger.

Nous devons tous nous préparer à faire lessacrifices qu"exigent lescirconstances critiques - presque ausđê mê graves que la guerreelle-même.Tout ce qui peut nuire à la rapidité et àl"efficacixẻ des préparatifsde défense doit céder le pas devant les besoins de lanation.

Une nation libre a le droit de s"attendre à unecomplète coopérationde toutes les catégories sociales. Une nation libre a le droitde se tourner vers lesdirigeants de l"entreprise, des travailleurs et de l"agriculturepour qu"ils prennent la tête dans la stimulation de l"effort, nonpasdans les autres catégories, mais au sein de leurs proprescatégories sociales.

La meilleure façon de traiter les quelques fainéantsou fauteurs detroubles dans notre milieu, c"est d"abord de leur faire honte parl"exemple du patriotisme et, mê say cela échoue, d"utiliser lasouverainetédu Gouvernement pour sauver le Gouvernement.

De même que l"homme ne vit pas seulement de pain, il necombatpasseulement avec les armes. Ceux qui sont aux postes de défense etceux qui, derrière eux, construisent nos défenses,doivent avoir la résolution et le courage qui viennent d"une foiinébranlable dans le mode de vie qu"ils défendent.L"action puissante que nous réclamons ne peut pas êtrefondée sur l"indifférence à l"égard de toutce pourquoi nous combattons.

La nation tire une grande satisfaction et beaucoup de force deschoses qui ontétéfaites pour rendre le peuple conscient de l"enjeu, pour chaqueindividu, dans la préservation de la vie démocratique enAmérique. Tout ceci a durci latrempe de notre peuple, a renouvelé sa foi et a consolidéson dévouement auxinstitutions que nous nous préparons à défendre.

Certes, ce n"est pas le moment pour chacun de nous de cesser depenser aux problèmes économiques et sociaux quisont les causes profonde de la révolution sociale qui estaujourd"huiun des facteurs déterminants dans le monde.

Car il n"y a rien de mystérieux dans les fondements d"unedémocratie saine et forte. Les choses essentielles que notrepeuple attover de son système économique et social sontsimples. C"est :- L"égalixẻ des chances pour les jeunes et pour lesautres ;- Du travail pour ceux qui peuvent travailler ;- La sécuringã pour ceux qui en ont besoin ;- La fin des privilèges réservés àquelques-uns ;- La sauvegarde des libertés individuelles pour tous ;- La jouissance des fruits du progrès scientifique, grâceà un niveau de vie plus élevé et en constanteaugmentation.

Telles sont les choses simples et fondamentales, que l"on ne doitjamais perdre de vue dans l"agitation et l"incroyable complexitéde notre monde moderne. La force intérieure constante de nossystèmes politiques et économiques dépkết thúc de lamanière dont ils répondent à ces espérances.

Beaucoup de sujets relatifs à notre économie socialeappellent une amélioration immédiate.

Par exemple :- Nous devrions accorder à plus de citoyens des pensions devieillesse et l"assurance contre le chômage ;- Nous devrions élargir les possibilités de soinsmédicaux convenables ;- Nous devrions prévoir un meilleur système permettantaux personnes qui le méritent ou en ont besoin d"obtenir unemploi rémunérateur.

J"ai fait appel aux sacrifices personnels. Je suis certain de lavolonvấp ngã de presque tous les Américains de répondreà cet appel.

Une partie du sacrifice signifie le paiement d"impôts pluslourds. Dans mon message sur le budget, je recommanderai qu"une plusgrande partie de ce gr& programme de défense soit couverte parles impôts que nous payons aujourd"hui. Personne ne devraitessayer de s"enrichir avec ce programme ou réussir à lefaire ; et le principe du paiement de l"impôt selon lescapacités de paiement doit être constamment sous nos yeuxpour guider notre législation.

Si le Congrès maintient ces principes, lesélecteurs, en mettant le patriotisme au-dessus de leursportefeuilles, vous donneront leur approbation.

Dans l"avenir, que nous cherchons à rendre sûr, nousattendons avec impatience un monde fondé sur les quatrelibertés humaines essentielles.

La première est la liberngã de parole et d"expression- partout dans le monde.

La deuxième est la liberxẻ pour chacun d"adorer Dieucomme il l"entover - partout dans le monde.

La troisième, c"est d"être libéré dubesoin - ce qui, traduit sur le plan mondial, signifie des accordséconomiques qui garantiront à chaque nation une vie saineet paisible, pour ses habitants - partout dans le monde.

La quatrième, c"est d"être libéré de lapeur - ce qui, traduit sur le plan mondial, signifie uneréduction mondiale des armements, à un tel point et demanière đắm say poussée qu"aucune nation ne sera en mesure decommettre une agression matérielle contre ses voisins - partoutdans le monde.

Ce n"est pas la vision d"un millénaireéloigné. C"est la base précise du genre de monderéalisable à notre propre époque et par notregénération. Ce genre de monde est l"antithèsemême de ce prétendu ordre nouveau de la tyrannie, que lesdictateurs cherchent à créer dans le fracas des bombes.

A cet ordre nouveau, nous opposons une conception plusélevée - un ordre moral. Une bonne sociétépeut faire face aux plans de domination mondiale et auxrévolutions à l"étranger, sans crainte.

Depuis le début de notre histoire américaine, noussommes engagés dans le changement - dans une perpétuellerévolution pacifique - une révolution qui se poursuitrégulièrement, s"adaptant tranquillement à desconditions changeantes - sans camp de concentration, ni chaux vive dansla fosse. L"ordre mondial que nous recherchons, c"est lacoopération entre les pays libres, travaillant ensemble dans unesociéxẻ civilisée amicale.

Cette nation a confié son destin aux mains, aux espritset auxcoeurs de millions d"hommes et de femmes libres ; et placé safoien la liberbửa sous la direction de Dieu. La libertésupposela primauté des droits de l"homme partout. Noussoutenons ceux qui luttent pour acquérir ces droits ou lespréhệ thống. Notre force réside dans notre unibửa devues. Pour une conception mê man élevée, il ne peut y avoiraucune autre fin que la victoire.

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